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Axe Interdisciplinarité en histoire et philosophie des sciences

1 Écritures et usages du passé des sciences


Thématiques / Membres / 2018–2022


Les recherches sur la manière dont on a écrit l’histoire des mathématiques anciennes à partir du XVIIIe siècle se sont avérées fructueuses au cours du dernier quinquennal, et nous entendons poursuivre ces travaux, tout d’abord en vue de finaliser l’ouvrage en préparation Writing histories of ancient mathematics, 18th – 21st centuries (éds. Chemla, Keller, Proust). De plus, ces recherches ont attiré notre attention sur quelques acteurs de l’histoire des mathématiques anciennes, particulièrement importants. Nous envisageons donc de leur consacrer des travaux spécifiques, sous la forme de journées d’études, colloques et publications. Il s’agit, pour les Etats-Unis, de D. E. Smith, et Florian Cajori, et, pour l’Europe, de H. T. Colebrooke. Les catégories employées dans l’écriture de l’histoire des sciences (école, tradition, réseau, progrès, …) requièrent une analyse critique que nous avons choisi d’amorcer par une étude historiographique. Par exemple, nous explorerons l’histoire de l’idée d’« école du Kerala » dans les mathématiques indiennes. C’est dans cette perspective également que se situe le projet collectif, défini avec Lei Hsiang-Lin (Academia Sinica, Taiwan), sur l’histoire et l’usage contemporain des catégories de « moderne » et de « traditionnel ». Ce projet est commun avec le « Centre pour une histoire des sciences vue d’Asie ».

Avec le sous-axe « Histoire et Philosophie des Mathématiques, XIXe-XXIe siècles », nous mènerons une étude des relations entre les activités mathématiques de certains acteurs et leurs recherches en histoire des mathématiques.

Avec le sous-axe « Approches historiques, philosophiques et anthropologiques des nombres, de la mesure et de la mesurabilité », nous préparerons un livre collectif sur la nébuleuse de travaux (en philologie, linguistique, anthropologie…) qui, en particulier au XIXe siècle, ont entrepris de décrire les divers noms de nombres, systèmes de numération et opérations arithmétiques à l’échelle de la planète.

Avec le projet « Histoire des sciences, Histoire du texte », nous poursuivrons l’exploration de l’histoire des constitutions de collections de documents/objets dans lesquelles nos acteurs ont puisé des sources d’histoire des sciences ainsi que l’examen de l’écriture et des usages des catalogues. Les genres mobilisés pour l’écriture de l’histoire des sciences, en particulier les biographies, feront aussi l’objet d’un travail. Nous poursuivrons l’étude de la manière dont certains acteurs ont argumenté que les sciences étaient situées dans des collectifs nationaux, ethniques ou religieux. Cette idée a eu un impact sur les formes d’enseignement des sciences qui se voulaient mieux adaptées à des collectifs donnés. L’histoire des idées d’universalité des sciences, leurs usages et leurs rejets feront aussi l’objet d’un travail spécifique.

Nous nous intéresserons, plus généralement, aux modalités de la présence des passés des sciences dans leur présent. Dans la continuité du projet projet MEREAF (2011-2015), Guillaume Lachenal poursuivra en Afrique ses recherches sur la manière dont la science et la médecine sont l’objet d’investissements mémoriels, en lien avec les débats sur l’héritage et le patrimoine colonial ou sur la nostalgie pour les « années d’indépendance ».



Membres / Thématiques /

Responsables
CHEMLA Karine
LACHENAL Guillaume
Chercheurs - Doctorants - Post-doctorants
CHAIGNEAU Pierre
DE VARENT Charlotte
KELLER Agathe
LEJEUNE Edgar
MORICE_SINGH Catherine
PETITJEAN Patrick
PROUST Christine
RABOUIN David
SCHMITT Stéphane
SMADJA Ivahn
ZHOU Xiaohan

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