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Accueil du site > Archives > Séminaires des années précédentes > Séminaires 2013–2014 : archives > Mémoires des sciences, traces du développement en Afrique 2013-2014

Axe histoire mondiale et anthropologie des sciences

Mémoires des sciences, traces du développement en Afrique 2013-2014

Archives, ruines, nostalgie

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Séminaire commun SPHERE (UMR 7219), Université Paris Diderot et le Centre d’Etude des Mondes Africains (UMR 8171).


Organisation : Guillaume Lachenal (Université Paris Diderot, IUF) & Aïssatou Mbodj-Pouye (CNRS, CEMAF). Contact : Guillaume Lachenal - lachenal@univ-paris-diderot.fr & Aïssatou Mbodj-Pouye - mbodj@free.fr



PROGRAMME 2013 – 2014 : l’année est consacrée à la publication des travaux du séminaire, en particulier dans le cadre d’un numéro spécial de la revue Politique Africaine : http://www.politique-africaine.com/....

Archives : 2012 – 2013, 2011 – 2012




PRESENTATION

Le paysage des sciences, de la médecine et du développement en Afrique a été profondément bouleversé au cours des quinze dernières années. Politiques néolibérales, conflits et crises ont littéralement ruiné les institutions publiques héritées de l’Etat dévelopmentiste colonial et post-colonial, alors que de nouveaux acteurs et de nouvelles dynamiques – l’essor de la big philanthropy, l’ONGisation croissante de la recherche et de l’intervention – amorcent, ou en tout cas mettent un scène, une « renaissance » qui prend souvent les traits d’une privatisation.


Dans ce contexte, le passé colonial et post-colonial des sciences fait l’objet en Afrique d’investissements affectifs complexes, où s’expriment et se confondent souvenirs du colonialisme, critique du présent néolibéral et nostalgie pour le projet même de développement. Monuments, bâtiments ruinés ou rénovés, archives, vieilles machines et « anciens » témoignent d’un passé où l’Etat et la science projetaient un futur et promouvaient des formes spécifiques d’appartenance, de participation et de citoyenneté. Des stations expérimentales, des « projets-pilote » et des laboratoires actualisent et prolongent, comme des enclaves ou des vestiges, une histoire de collaborations et d’interventions transnationales qui ont façonné des lieux, des communautés et des subjectivités.


Ce séminaire s’intéresse à la manière dont les traces du passé sont commémorées, effacées ou appropriées au sein des institutions scientifiques, des populations et des paysages africains. Il réunit anthropologues et historiens des sciences, autour d’une série de lectures, d’études de cas et d’explorations thématiques sur la présence matérielle et affective du passé des sciences et du développement en Afrique.


Pour en savoir plus : http://mereaf.hypotheses.org/