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Axe Histoire et philosophie des sciences de la nature

Modèles de transmission physique dans la tradition péripatéticienne 2013–2014

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Responsables : A. Hasnaoui, V. Cordonier, (CNRS, SPHERE).




PRESENTATION


Ce séminaire entend faire l’histoire d’un problème qui s’est posé dans les textes d’Aristote à ses lecteurs depuis l’époque impériale et qui concerne les modalités de transmission des propriétés au sein des corps ou bien des uns aux autres dans un univers où le contact est une condition nécessaire à l’action physique. Un tel travail suppose d’avoir isolé les lieux où se discute une question qui ne fait pas l’objet de traités spécifiques et ne se confine pas à quelques passages de l’œuvre d’Aristote, mais traverse plusieurs domaines. Aussi la constitution du corpus de référence est-elle nécessaire pour préciser les contours du problème même et planifier, à terme, une monographie équilibrée sur son histoire, tenant compte des traditions grecque, arabe, hébraïque et latine.

Le travail de l’année passée a permis de montrer comment ce problème s’est noué avec Alexandre d’Aphrodise, à l’occasion de sa discussion de deux cas spécifiques de changement naturel : d’une part le cas de la communication de la chaleur solaire à travers les sphères célestes, d’autre part celui de la perception visuelle et des phénomènes apparentés – comme la formation des couleurs ou de la lumière. Concernant la première de ces thématiques, nous avons vu comment l’Exégète, pour expliquer la transmission de chaleur à travers des sphères impassibles, a mis au point un modèle de transmission satisfaisant à la règle voulant que toute action se fasse par contact, sans pour autant que ce contact implique que le corps intermédiaire par lequel est transmise l’affection la subisse sur le même mode que le corps récepteur ; la fécondité de ce modèle développé par Alexandre à partir du fameux exemple du poisson électrique (narkè) a été constatée dans les discussions conduites à l’université de Paris à partir de la fin du 13e siècle à propos de l’action magnétique. A propos de la théorie de la vision, la comparaison de textes d’Alexandre et de Galien a permis de constater – comme cela n’a pas été fait jusqu’ici – que, sur la base d’une perspective « antiémissionniste » que l’Exégète partage avec le médecin, il se distancie pourtant de lui par le fait de refuser de faire intervenir une altération (alloiôsis) dans le processus de formation des couleurs autant que dans celui de leur transmission jusqu’à l’œil : ce refus, que nous avons éclairé à partir de textes portant sur d’autres questions que celle de la perception visuelle, est alors apparu comme l’indice d’une interprétation assez particulière de l’altération chez Alexandre, dont nous avons tenté de préciser les enjeux pour sa physique générale.

Ces premiers résultats nous invitent à explorer davantage, cette année, l’histoire des interprétations et des traitements de l’alloiôsis ainsi que le problème de la divisibilité des qualités sensibles dans la tradition péripatéticienne ultérieure, en particulier arabe.
Archive 2012–2013




PROGRAMME 2013-2014 : les séances ont lieu le jeudi, 14:00–17:00, en salle Malevitch (483A).
Université Paris Diderot, bâtiment Condorcet, 10 rue Elsa Morante, 75013 Paris – plan d’accès. Metro : ligne 14, RER C, arrêt : Bibliothèque François Mitterrand. Bus : 62 89 325 64 / Avenue de France.


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7 novembre 2013
Cristina Cerami (SPHERE)
Génération et altération chez Averroès.




13 février 2014, ! exceptionnellement salle Rothko, 412 B !
Aurélien Robert (CESR)
La divisibilité des qualités sensibles (Jean de Jandun sur De sensu 6).




5 juin
Charles Ehret (Université Paris I).
La causalité instrumentale chez Thomas d’Aquin.