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LA SOCIETE DU SPECTACLE : LA FETE BAROQUE ENTRE ITALIE ET ANCIENS PAYS–BAS (1585-1685)

Présentation du projet


Projet inter-universitaire (2011-2014) financé par la Politique scientifique fédérale Belge sous les auspices de l’Academia Belgica, de l’Institut Historique Belge de Rome et de la Fondation Nationale Princesse Marie-José.


Direction
Ralph Dekoninck (UCL/GEMCA), Annick Delfosse (ULg), Maarten Delbeke (UGent)
& Koen Vermeir (KUL/CNRS).




ARGUMENTAIRE



Si de nombreux chercheurs se sont penchés sur les rapports entre Italie et anciens Pays-Bas méridionaux à l’époque de la Renaissance, la période qui a succédé à ce premier échange d’idées et de formes a suscité une moindre attention. L’évolution de ces liens étroits mériterait pourtant d’être étudiée au-delà des XVe et XVIe siècles, en étant particulièrement attentif au lent glissement d’une culture humaniste vers une culture dite baroque. Loin de penser ces deux courants artistiques et intellectuels comme de pures importations en provenance d’Italie, des travaux récents ont mis en évidence les formes spécifiques qu’ils ont pu prendre dans les anciens Pays-Bas catholiques.


Par ailleurs, si la notion même de baroque a été largement questionnée, notamment quant à la validité de son application dans le champ des arts plastiques, elle a pu récemment être réinterrogée à la lumière des quelques rares études menées sur ce qu’il convient désormais d’appeler la culture du spectacle [10] . Cette dernière appellation présente l’intérêt de réinscrire le champ des beaux-arts dans celui plus vaste des autres formes d’expression audio-visuelle comme le théâtre et la musique avec lesquelles ils fusionnent à des fins notamment de célébration d’un événement politique et/ou religieux. À côté de ces arts visuels et scéniques, la science a, elle aussi, contribué à l’élaboration de cette culture qui fait une grande place aux effets merveilleux rendus possibles par les progrès techniques, ces spectacles devenant ainsi des lieux d’expérimentation non seulement artistique mais aussi scientifique.
Pour une époque plus tardive, voir B. Bensaude-Vincent et Chr. Blondel (éd.), Science and Spectacle in the European Enlightenment, London, 2008]. Curieusement, l’interaction de la science et du spectacle à l’époque baroque a jusqu’à présent été négligée.


Par son caractère multi-médiatique et ses enjeux en termes de représentations, la fête baroque s’impose ainsi comme objet fascinant pour l’analyse culturelle de la première modernité. Afin de saisir la diversité et la complexité de cette convergence des arts et des sciences ainsi que ses répercussions sur la société de cette époque, il importe de tenir compte des divers facteurs tant matériels, techniques, économiques, artistiques qu’humains qui ont présidé à ses différentes modalités d’expression, comme des enjeux politico-religieux qui la sous-tendent.


Pour baliser ce vaste champ d’investigation, la recherche sera articulée autour de trois grandes questions :
  1. Quels institutions, réseaux ou circuits ont contribué à l’élaboration et à la diffusion de cette culture du spectacle ?
  2. Quels sont les acteurs qui ont pris part à ces réalisations spectaculaires (commanditaires, artistes, techniciens, public…) ?
  3. Quels furent les formes (médias, techniques, dramaturgie…) et les effets recherchés (étonnement, conversion, persuasion, édification, instruction…) par cette culture ?

Premièrement, l’intérêt d’une étude de la culture du spectacle selon ces trois axes est d’ouvrir un champ d’observation privilégié des rapports qui se tissent entre société, religion et politique, trois dimensions qui se trouvent alors étroitement liées. Les événements spectaculaires apparaissent en effet être de hauts lieux, certes éphémères mais aux effets durables, de composition et de reconfiguration des croyances et des pouvoirs comme des savoirs. Car à ces enjeux s’ajoutent ceux des croisements entre arts et sciences. On a bien affaire à une culture de la curiosité et de la merveille à laquelle contribuent conjointement artistes et scientifiques. À côté des visées politiques, religieuses et artistiques, il faut dès lors compter avec la signification épistémique de tels spectacles : machines, décors mobiles, feux d’artifice… sont autant de produits de savoirs techniques et théoriques qui suscitent la surprise pour ensuite engager la curiosité susceptible de mener ou non à la découverte des phénomènes naturels et à la révélation des mécanismes pouvant se charger d’un sens symbolique de nature religieuse ou politique.

Deuxièmement, ce champ se révèle être un précieux laboratoire des échanges culturels entre Italie et anciens Pays-Bas, rapports qui n’ont jusqu’à présent guère été envisagés sous cet angle. Cette culture du spectacle est par excellence internationale (fêtes religieuses de canonisation, célébration de traités de paix, naissances princières…). Elle est alors orchestrée par des réseaux de patronages transnationaux qui stimulent la circulation des artistes et des techniques comme du savoir et du savoir-faire. Quant à ses formes, elle est encore régie par les idéaux d’une République des Lettres dont le rayonnement est par nature international [11]. Envisagées sous l’angle des fêtes religieuses, ces relations internationales prennent en outre la forme d’une tension entre centre (Rome) et périphérie (anciens Pays-Bas), entre universalité et spécificités locales.

Troisièmement, ces différentes perspectives de recherche présentent l’intérêt de croiser le champ de différentes disciplines scientifiques qui seront dès lors impliquées dans ce projet afin de cerner au mieux ce phénomène complexe engageant cultures matérielle, artistique, scientifique, politique et religieuse. La collaboration d’historiens de la culture, des sciences et des techniques, de l’Église, d’historiens de l’art, de musicologues, de spécialistes du théâtre et de la littérature emblématique permettra de faire converger des questions et méthodes de champs disciplinaires différents mais complémentaires, voire d’en faire émerger de nouvelles propres à cette culture du spectacle. Parmi celles-ci, on peut d’emblée épingler l’attention portée, dans les recherches menées récemment sur la performativité de la fête baroque, à la question de l’agency des pratiques artistiques, scientifiques et culturelles, c’est-à-dire à la façon dont ces pratiques agissent sur les corps et les esprits et deviennent ainsi de puissants agents de transformation socioculturelle.



DIRECTIONS DE RECHERCHE



L’angle d’attaque qui sera retenu pour pénétrer dans ce vaste champ est celui des célébrations religieuses, où le lien entre Rome, d’une part, et les Pays-Bas catholiques, d’autre part, apparaît de manière assez évidente. Il s’agira d’abord de pister, sur la base de l’important corpus romain établi par Maurizio Fagiolo dell’Arco [12], du corpus international étudié par Werner Oechslin et Anja Buschow [13] et d’un premier corpus belge esquissé par Micheline Soenen [14], la circulation des formes entre Rome, laboratoire de la fête baroque, et les anciens Pays-Bas. Rome est en effet le terrain de nombreuses expérimentations cérémonielles et festives : profitant du caractère expérimental qu’offre l’éphémère, artistes, techniciens et organisateurs de fêtes y mettent à l’épreuve machineries, costumes, illuminations artificielles et programmes symboliques.

Il faudra tenter de repérer quels artistes et artisans plongent au cœur de ce laboratoire pour le réinterpréter ensuite à leur retour dans nos régions. L’organisation d’une fête requiert en effet la participation de quantités d’acteurs : lettrés, architectes, peintres, scénographes, artisans, compositeurs, chanteurs, musiciens, pyrotechniciens… Il conviendra de comprendre quels rôles ils ont pu jouer dans l’importation des formes artistiques et des moyens techniques. Au-delà de ces parcours individuels, il importera également de saisir les enjeux religieux des échanges entre Rome et les anciens Pays-Bas. Depuis la fin du XVIe siècle, et plus encore au début du XVIIe siècle, une véritable concentration des pouvoirs entre les mains du pontife s’opère au détriment des ordinaires. Cérémonies et rites n’échappent pas au processus. La fête baroque devient alors, dans les églises locales, un instrument important de l’instauration d’un ordre topographique et symbolique dans lequel Rome opère de plus en plus comme le centre et la véritable capitale. Pour ne citer qu’un seul exemple, les années saintes sont fêtées dans les anciens Pays-Bas à une année de distance de leur célébration à Rome. Résonnant en écho, ces jubilés sont forgés sur le modèle romain et imposent, dans les églises particulières, un caractère d’universalité. D’autres exemples attestent d’une même logique, comme c’est le cas de la consécration en 1629 de l’église Saint-Pierre à Gand qui adopte et adapte, notamment par l’intermédiaire de l’architecte jésuite Pieter Huyssens, certains éléments des célébrations de consécration des églises Saint-Pierre et Saint-Ignace à Rome en 1626.

Cependant, ce genre de transferts culturels ne pourra être pensé comme un simple mouvement centrifuge depuis le centre vers la périphérie où l’universel vient à gommer le particulier. Ainsi, si Rome fut un lieu d’expérimentations spectaculaires, les anciens Pays-Bas furent eux le laboratoire du développement de points précis de la culture visuelle propre à la fête baroque, comme c’est le cas, par exemple, de l’emblématique. Par ailleurs, la fête baroque a beau être le produit d’une église tridentine hyper-centralisée, elle est aussi étroitement associée au phénomène des pèlerinages et des dévotions qui, tout en faisant partie d’un réseau international, s’ancre profondément dans le terreau des croyances locales. Les opérations d’appropriation et d’adaptation devront être minutieusement mises en évidence. Un des premiers terrains d’exploration de ces métissages sera constitué par la culture du spectacle encouragée par les jésuites dans leurs provinces gallo-belge et flandro-belge, en raison de la meilleure documentation dont on dispose pour cet ordre dont les liens avec Rome sont fondamentaux. Qui plus est, les jésuites se sont révélés être les principaux promoteurs de cette culture en s’engageant dans la théorie et la pratique des différentes dimensions constitutives de la fête baroque. Il s’agira d’envisager d’une part en quoi cette culture promue par les jésuites est en partie l’héritière d’une tradition issue de la Renaissance et de ses Joyeuses entrées et, d’autre part, en quoi elle est également tributaire des modèles cérémoniels romains. Il conviendra aussi de rendre compte des innovations par rapport à ces deux sources. Une attention particulière sera portée au rôle que les Pères de la Compagnie de Jésus ont pu jouer dans la circulation d’un savoir scientifique mis au service de spectacles politico-religieux [15]. Parmi les « performances » scientifiques qu’ils encouragèrent à diverses occasions (comme, par exemple, lors de l’entrée à Rome de Christine de Suède qui a pu assister au Collegio Romano à des démonstrations de merveilles scientifiques [16]), on s’intéressera tout particulièrement aux défenses de thèse qu’ils transforment bien souvent en de somptueux spectacles théâtraux aux enjeux politiques et religieux affichés (décorations, musique, pièces allégoriques, emblèmes, etc.) [17].



SOURCES

Il s’agira d’exploiter les archives des institutions romaines d’accueil tant hospitalières qu’institutionnelles. Les registres et livres de comptes de San Giuliano dei Fiamminghi, de Campo Santo dei Teutonici et dei Fiamminghi et de Santa Maria dell’Anima devront être systématiquement dépouillés. Il faudra également viser les institutions romaines que les « Flamands » vivant à Rome ont, rayonnant depuis ces lieux d’accueil, plus ou moins intensément fréquentées. Les archives des confréries de San Luca et Santa Cecilia devront ainsi être minutieusement explorées. Il ne faudra pas négliger les très riches archives jésuites de la maison généralice, du Collegio Germanico et du Collegio romano. En exploitant les différentes bibliothèques et fonds d’archives belges et étrangers, il s’agira également de prospecter du côté de la documentation (relations écrites, partitions musicales, gravures…) laissée par certains de ces événements spectaculaires mis en scène dans nos anciens Pays-Bas. Les récits de la gazette catholique Les Relations véritables autant que les annales et chroniques locales, monastiques et collégiennes devront retenir notre attention. Il faudra également retrouver les placards imprimés et les livrets distribués aux spectateurs pour leur expliquer le déroulement des fêtes et processions. De même, les nombreuses gravures témoignant des événements devront être incorporées au corpus. Enfin, seront pris en considération les carnets de croquis d’artistes et d’architectes (comme celui de Hendrik Frans Verbruggen) renfermant des projets de constructions éphémères [18].





[1] Voir entre autres :
B. Dompnier (dir.), Les cérémonies extraordinaires du catholicisme baroque, Clermont-Ferrand, 2009.
J. Verberckmoes, Vreemden vertoond : opstellen over exotisme en spektakelcultuur in de Spaanse Nederlanden en de Nieuwe Wereld, Leuven, 2002.
Nederlands kunsthistorisch Jaarboek, numéro spécial : R. Falkenburg, J. de Jong, M. Meadow, B. Ramakers, H. Roodenburg (éds), Hof-, staats- en stadsceremonies, 49 (1998).
S. van Sprang, Denijs van Alsloot (vers 1568 ? -1625/26), peintre paysagiste au service de la cour des archiducs Albert et Isabelle, Turnhout, 2009.
M. Thofner, A Common Art : Urban Ceremonials in Antwerp and Brussels during and after the Dutch Revolt, Zwolle, 2007.
A.-L. Van Bruaene, Om beters wille : rederijkerskamers en de stedelijke cultuur in de Zuidelijke Nederlanden (1400-1650), Amsterdam, 2008.
Voir également le numéro spécial d’Art History 33 (2010) : Theatricality in Early Modern Visual Art and Architecture, éd. C. Van Eck et S. Brussels. A. Piéjus (éd.), Plaire et instruire. Le spectacle dans les collèges de l’Ancien Régime, Rennes, 2007. Id. (éd.), Archéologie d’un spectacle jésuite. Polymestor et Sigalion (1689), numéro spécial de XVIIe siècle, 238 (2008/1)

[2] Voir M. Fumaroli, Héros et orateurs. Rhétorique et dramaturgie cornéliennes, Genève, 1990

[3] M. Fagiolo dell’Arco, Corpus delle feste a Roma, t. 1 (La festa barocca), Roma, 1997. Idem, Bibliografia della festa barocca a Roma, Roma, 1997. Sur le cérémonial et les fêtes en Italie, voir également S. Carandini, Teatro e spettacolo nel Seicento, Roma-Bari, 1990.
S. Carandini, « L’effimero spirituale. Feste e manifestazioni religiose nella Roma dei papi in età moderna », in L. Fiorani et A. Prosperi, Roma, la città del papa. Vita civile e religiosa dal giubileo di Bonifacio VIII al giubileo di papa Wojtila, Torino, 2000, p. 519-553.
M.-A. Visceglia, La città rituale : Roma e le sue cerimonie in età moderna, Roma, 2002. C. Brice et M.-A. Visceglia, Cérémonial et rituel à Rome (16e-19e siècle), Rome, 1997

[4] W. Oechslin et A. Buschow, Architecture de fête. L’architecte metteur en scène, trad. M. Brausch, Liège, 1987 (1984)

[5] M. Soenen, « Fêtes, cortèges et cérémonies publiques à Bruxelles à la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe siècle », Bulletin trimestriel du Crédit Communal, 51/199 (1997), p. 95-105. Idem, « Fête et cérémonies publiques à Bruxelles aux Temps Modernes », Bijdragen tot de Geschiedenis, 68 (1985), p. 47-102. Voir aussi H. Soly, « Openbare feesten in Brabantse en Vlaamse steden, 16de-18de eeuw », L’initiative publique des communes en Belgique. Fondements historiques (Ancien Régime), Bruxelles, 1984, p. 605-631.

[6] Voir, entre autres, G. Vanpaemel, « Jesuit Science in the Spanish Netherlands », in M. Feingold (éd.), Jesuit Science and the Republic of Letters, Cambridge Mass., 2003, p. 389-432

[7] P. Findlen, « Scientific spectacle in Baroque Rome : Athanasius Kircher and the Roman College Museum », Roma Moderna e Contemporanea, 3 (1995), p. 625-665.

[8] 9 L. Rice, « Jesuit thesis prints and the festive academic defence at the Collegio Romano », in J. O’Malley (éd.), The Jesuits : Cultures, sciences, and the arts 1540–1773, Toronto, 1999, p. 148-169

[9] U. Becker, Studien zum flämischen Altarbau im 17. und 18. Jahrhundert, Bruxelles, 1990, p.66-68

[10] Voir entre autres :
B. Dompnier (dir.), Les cérémonies extraordinaires du catholicisme baroque, Clermont-Ferrand, 2009.
J. Verberckmoes, Vreemden vertoond : opstellen over exotisme en spektakelcultuur in de Spaanse Nederlanden en de Nieuwe Wereld, Leuven, 2002.
Nederlands kunsthistorisch Jaarboek, numéro spécial : R. Falkenburg, J. de Jong, M. Meadow, B. Ramakers, H. Roodenburg (éds), Hof-, staats- en stadsceremonies, 49 (1998).
S. van Sprang, Denijs van Alsloot (vers 1568 ? -1625/26), peintre paysagiste au service de la cour des archiducs Albert et Isabelle, Turnhout, 2009.
M. Thofner, A Common Art : Urban Ceremonials in Antwerp and Brussels during and after the Dutch Revolt, Zwolle, 2007.
A.-L. Van Bruaene, Om beters wille : rederijkerskamers en de stedelijke cultuur in de Zuidelijke Nederlanden (1400-1650), Amsterdam, 2008.
Voir également le numéro spécial d’Art History 33 (2010) : Theatricality in Early Modern Visual Art and Architecture, éd. C. Van Eck et S. Brussels. A. Piéjus (éd.), Plaire et instruire. Le spectacle dans les collèges de l’Ancien Régime, Rennes, 2007. Id. (éd.), Archéologie d’un spectacle jésuite. Polymestor et Sigalion (1689), numéro spécial de XVIIe siècle, 238 (2008/1)

[11] Voir M. Fumaroli, Héros et orateurs. Rhétorique et dramaturgie cornéliennes, Genève, 1990

[12] M. Fagiolo dell’Arco, Corpus delle feste a Roma, t. 1 (La festa barocca), Roma, 1997. Idem, Bibliografia della festa barocca a Roma, Roma, 1997. Sur le cérémonial et les fêtes en Italie, voir également S. Carandini, Teatro e spettacolo nel Seicento, Roma-Bari, 1990.
S. Carandini, « L’effimero spirituale. Feste e manifestazioni religiose nella Roma dei papi in età moderna », in L. Fiorani et A. Prosperi, Roma, la città del papa. Vita civile e religiosa dal giubileo di Bonifacio VIII al giubileo di papa Wojtila, Torino, 2000, p. 519-553.
M.-A. Visceglia, La città rituale : Roma e le sue cerimonie in età moderna, Roma, 2002. C. Brice et M.-A. Visceglia, Cérémonial et rituel à Rome (16e-19e siècle), Rome, 1997

[13] W. Oechslin et A. Buschow, Architecture de fête. L’architecte metteur en scène, trad. M. Brausch, Liège, 1987 (1984)

[14] M. Soenen, « Fêtes, cortèges et cérémonies publiques à Bruxelles à la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe siècle », Bulletin trimestriel du Crédit Communal, 51/199 (1997), p. 95-105. Idem, « Fête et cérémonies publiques à Bruxelles aux Temps Modernes », Bijdragen tot de Geschiedenis, 68 (1985), p. 47-102. Voir aussi H. Soly, « Openbare feesten in Brabantse en Vlaamse steden, 16de-18de eeuw », L’initiative publique des communes en Belgique. Fondements historiques (Ancien Régime), Bruxelles, 1984, p. 605-631.

[15] Voir, entre autres, G. Vanpaemel, « Jesuit Science in the Spanish Netherlands », in M. Feingold (éd.), Jesuit Science and the Republic of Letters, Cambridge Mass., 2003, p. 389-432

[16] P. Findlen, « Scientific spectacle in Baroque Rome : Athanasius Kircher and the Roman College Museum », Roma Moderna e Contemporanea, 3 (1995), p. 625-665.

[17] 9 L. Rice, « Jesuit thesis prints and the festive academic defence at the Collegio Romano », in J. O’Malley (éd.), The Jesuits : Cultures, sciences, and the arts 1540–1773, Toronto, 1999, p. 148-169

[18] U. Becker, Studien zum flämischen Altarbau im 17. und 18. Jahrhundert, Bruxelles, 1990, p.66-68