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ICCM

Itinéraires individuels et circulation des savoirs en Chine
ANR-09-SSOC-004
Responsable : Catherine Jami (SPHERE)


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PROJET ICCM :
Membres
Colloque
Notre projet propose une nouvelle approche de l’histoire des sciences, des techniques et de la médecine en Chine entre le XVIe et le XXe siècle : il s’agit d’évaluer l’impact de la mobilité géographique des individus sur la circulation des savoirs techniques.

La question revêt une pertinence singulière pour les derniers siècles de l’empire : le système bureaucratique induisait en effet un mode spécifique de mobilité des élites. Une série d’examens menait les candidats de leur district de naissance à la préfecture de leur province, et de là à Pékin. Sélectionnés sur leur connaissance des Classiques, les lauréats à l’examen métropolitain étaient affectés à des postes dans les provinces de l’empire, puis régulièrement mutés au cours de leurs carrières. Cependant, la manière dont les itinéraires individuels ont contribué à la circulation des savoirs doit être étudiée non seulement pour les fonctionnaires, mais aussi pour de nombreux groupes socioprofessionnels, tels les lettrés employés à titre privé par des hauts fonctionnaires, les artisans, les médecins, les moines bouddhistes, et les empereurs eux-mêmes. À ces divers groupes seront ajoutés les acteurs de la mondialisation des savoirs à cette époque ; il s’agit notamment des missionnaires chrétiens qui furent les premiers intermédiaires entre la Chine et l’Europe à partir du XVIIe siècle, des médecins coloniaux français, et des étudiants chinois de retour de l’étranger dans les dernières décennies de l’empire. Ainsi, pour intégrer la Chine à une histoire mondiale des sciences, nous proposons d’appliquer à l’étude des rencontres entre celle-ci et le reste du monde la même problématique que pour l’étude de l’« intérieur » de l’empire, où se rencontraient des cultures locales.

Deux tâches sont menées à bien. D’une part, la question sera examinée à travers une série d’études de cas, choisies pour tirer parti de l’expertise des membres du projet. Cela permettra d’obtenir des conclusions représentatives, puisqu’une grande diversité de lieux, de milieux sociaux, de temps, et d’acteurs seront ainsi abordés et comparés. Des savoirs et des pratiques intéressant notamment l’architecture, la sériciculture, la médecine, l’histoire naturelle et les statistiques seront analysés, de manière à situer les modes de circulation des savoirs techniques dans le contexte plus large des conditions dans lesquelles des savoirs tels que la connaissance des Classiques circulaient parmi l’élite. D’autre part, en parallèle avec ce travail, une base de données sera compilée à partir des sources utilisées pour les études de cas. Le couplage de cette base de données à un système d’information géographique (GIS) permettra le développement d’un outil numérique de cartographie des savoirs. Une fois mis en ligne, celui-ci pourra continuer à être enrichi au-delà de la durée du présent projet. En étudiant une question inspirée d’un trait particulier de la société chinoise dans une perspective mondiale, ce projet ouvrira un nouveau champ de recherche et mettra à la disposition des chercheurs un outil aidant à situer les savoirs scientifiques et techniques en société.



Le projet

ANR-09-SSOC-004

Individual itineraries and the circulation of scientific and technical knowledge in East Asia (16th -20th centuries)

ICCM ANR-09-SSOC-004 Final Conference

26, 27, 28 November 2012. University Paris Diderot. Organisation : C. Jami (SPHERE)


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