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Axe Histoire et philosophie des sciences de la nature

L’intrication psychophysique


Organisation : Pierre Uzan (Univ. Paris Diderot, SPHERE)




Comment un état mental peut-il « causer » un mouvement du corps ? Quelle est la nature de la relation entre notre activité mentale, nos émotions, et l’activité de notre cerveau ? En quel sens peut-on dire que notre vie psychique et les maladies physiques que nous développons sont interdépendantes, comme le pensait déjà Hippocrate ? Plus généralement, une connexion peut-elle être établie entre nos états mentaux et le monde matériel, et quelle est la nature de cette connexion ?
Ces questions qui relèvent tout autant de la philosophie de l’esprit, de la neurobiologie et de la psychosomatique que de la psychologie des profondeurs ou de la parapsychologie sont quelques-unes de celles qui seront abordées par les intervenants de ce séminaire transdisciplinaire. En particulier, certaines propositions récentes pour interpréter les corrélations psychophysiques en termes de relations d’intrication généralisées seront discutées.

Mots-clés : intrication, corrélations psychophysiques, causalité mentale, neurobiologie, psychosomatique.


Archives : 2016-2017, 2017-2018



PROGRAMME 2018-2019 : actualisation sur cette page en septembre





PROGRAMME 2017-2018 : les jeudis, 16:00 – 18:00, université Paris Diderot*, dans les locaux du laboratoire SPHERE, Histoire et Philosophie des Sciences (CNRS, UMR 7219). Plan d’accès.



Ce programme sera complété ultérieurement.

30/11, 7/12, 11/01/2018, 8/2/2018, 22/03 !! séance reportée au 29/03 !!, 29/03, 5/04, 24/05, 14/06


30 novembre, 16:00 – 18:00, salle Rothko, 412B

  • Rémy Lestienne (CNRS, UPMC)
    La solidarité du Monde selon Whitehead et l’intrication quantique.
    Whitehead commence par réfuter la scène du monde chez Descartes et Newton : le point, l’instant et la particule-substance matérielle ne font pas partie du donné. La réduction du paquet d’ondes et le présent spécieux en psychologie impliquent que l’instant n’existe pas, et que le temps est ‘atomique’. Les relations spatio-temporelles ne sont que des relations entre évènements, à la mode de Leibniz. Le concret est le résultat d’un ensemble d’’occasions actuelles’, chacune d’elles produite par une ‘concrescence’ discrète, à l’image de la réduction de la fonction d’onde. Le passé n’est pas actuellement concret, mais il enrichit réellement le présent. Le monde selon Whitehead est un organisme global construit par une arborescence convergente et divergente, un tissu d’occasions actuelles qui se ‘préhendent’ les unes les autres.
    La mécanique quantique, comme Whitehead, dénie l’idée de localisation spatiale. Convergences entre Whitehead et Heisenberg : la fonction d’onde comme potentialité. La philosophie de Whitehead attire certains spécialistes de la mécanique quantique : le cas d’Henri Stapp, élève d’Heisenberg et spécialiste de la non-localité en mécanique quantique. Toutefois, le philosophe des sciences Abner Shimony, un temps attiré par Whitehead, met le doigt sur la limitation de la philosophie whiteheadienne dans sa version originale : l’absence du principe de superposition, à la base de l’intrication quantique. Il faudrait donc peut-être la réviser et/ou la prolonger.


7 décembre, 16:00 – 18:00, salle L. Valentin, 454A

  • Pauline Delahaye (Université Paris-Sorbonne)
    Naissance biologique de l’émotion : le vivre, le dire, s’en souvenir.
    Dans les représentations traditionnelles, les émotions "nobles" (compassion, altruisme, chagrin) ont souvent été considérées comme l’apanage de l’humain, là où les émotions "primaires" (peur, colère) étaient vues comme un reliquat de bestialité. Mais quelle est réellement la place des émotions au sein du vivant ? Si l’on ne croit plus en une figure divine, une morale transcendantale, comment notre corps nous pousse-t-il à l’empathie, au bien, au sacrifice ? Si elles nous viennent de l’histoire évolutive de notre espèce, à quoi donc nous servent la jalousie, le chagrin, la rancune ? Comment une émotion nait-elle, y a-t-il un organe, une capacité qui la fait venir au monde ? Et si oui, combien d’espèces sommes-nous dans le règne animal à la posséder ? Cette présentation se veut être un tour d’horizon des mécanismes et origines biologiques des émotions, ainsi que des dynamiques sociales et psychologiques qu’elles impliquent : pourquoi est-il important que nous puissions les ressentir, que nous puissions les dires et que nous puissions nous en souvenir.


11 janvier 2018, 16:00 – 18:00, salle Malevitch, 483A

  • Jean-François Lambert (Université Paris 8, ICP)
    Le libre arbitre en question -à propos des expériences de Benjamin Libet.
    Quelles que soient les critiques dont ils peuvent faire l’objet, les travaux de Libet[1] constituent une étape décisive dans l’approche expérimentale du problème de la conscience et fournissent même des éléments empiriques essentiels au débat philosophique. Les premiers travaux de l’auteur (ceux relatifs au délai de la perception consciente) ont été accueillis avec scepticisme, prudemment ignorés ou vivement contestés[2] ; ils n’ont d’ailleurs jamais été repris et sont souvent ignorés des commentateurs actuels. En revanche, ceux de la seconde période, concernant le moment de la prise de conscience de la décision d’agir, ont donné lieu à de nombreux débats et controverses. L’expérience fondatrice de 1983 a été largement reproduite, confirmant l’essentiel des observations initiales. Cependant, le développement de nouveaux moyens d’investigation associé à la mise au point de protocoles expérimentaux plus raffinés ont donné lieu, ces dernières années, à la réalisation de plusieurs variantes de l’expérience d’origine. Leurs résultats amplifient généralement ceux de Libet et confortent encore davantage l’idée selon laquelle la conscience ne serait pas causale mais seulement suspensive, la décision d’agir étant prise initialement par « mon » cerveau avant que j’en sois conscient. Mais que signifie : « mon cerveau décide avant moi » ? Que désigne le pronom (mon, notre ou je, nous) dont on ne peut se passer dès lors que l’on parle de perception ou de décision ? Nous préciserons les différentes étapes de la démarche expérimentale de Libet et la portée de ses résultats empiriques. Nous présenterons également plusieurs alternatives à l’interprétation qu’il en donne. Quelle que soit cette interprétation, et malgré l’intérêt de tels travaux, on peut douter qu’ils soient de nature à fournir une réponse satisfaisante à la question du libre-arbitre.
    [1] Mind Time. The Temporal Factor in Consciousness. Havard University Press (2004). Traduction française, L’Esprit au-delà des Neurones. Une exploration de la conscience et de la liberté. Paris : Dervy (2012)
    [2] Notamment par D.C. Dennett dans La conscience expliquée. Paris : Odile Jacob (1993).


8 février, 16:00 – 18:00, salle Kandinsky, 631B,

  • Harald Walach (Medical University Poznan, Poland, Dept of Pediatric Gastroenterology & University Witten-Herdecke, Germany, Dept of Psychology)
    Generalised quantum theory – Explorations of potential applications and theoretical consequences.
    Some years ago we proposed a generalized version of quantum theory (GQT) to be able to formally deal with empirical situations where incompatible or complementary observables have to be mapped (Atmanspacher, Römer & Walach 2002). This model has since been applied to various empirical situations and its predictions seem fruitful. Among them is the prediction of a generalized version of entanglement that is expected in situations, where systems can be subdivided in subsystems, and there is a set of incompatible observables to describe the system globally and subsystems or part of the systems locally, i.e. where global and local observables are incompatible or complementary. This model can be applied to understand the non-local correlation of mental and physical systems in humans, without any ontological commitment. It can be used to understand coordination achievement of organisms within themselves and between each other. An instance of the first would be extremely quick and precise recognitions of antibodies and antigens in immunology. An example of the second would be the coordination of multi-part organisms like ants that need highly cooperative behavior to move heavy objects, as they do. GQT also predicts correlations between treatment and placebo groups in clinical trials, and this is a robust finding in clinical research with serious consequences for licensing of drugs and understanding of drug and treatment effects. Some novel examples of the applications of the model will be presented, and some data from an experimental model to test the predictions.
    Ref. : Atmanspacher, H., Römer, H., & Walach, H. (2002). Weak quantum theory : Complementarity and entanglement in physics and beyond. Foundations of Physics, 32, 379-406


29 mars, 16:00 – 18:00, salle Rothko, 412B (séance initialement prévue le 22 mars)

  • Thomas Rabeyron (Professeur de Psychologie Clinique, Université de Lorraine)
    Clinique des expériences exceptionnelles et cognition anomale.
    Les expériences exceptionnelles ou anomales correspondent à une dizaine d’expériences (sorties hors du corps, expériences de mort imminente, etc. ) qui confrontent le sujet à un vécu qu’il ne parvient pas à expliquer selon ses modèles habituels de représentation du monde. Ces expériences peuvent ainsi conduire, dans certaines conditions, à une forme de choc ontologique qui peut produire aussi bien des mouvements de nature pathologique que des processus de transformation psychique. Cet exposé sera l’occasion de présenter ces différentes formes d’expériences qui interrogent d’une manière originale les rapports entre la vie psychique et son inscription corporelle. Les expériences exceptionnelles ont ainsi pour intérêt de pousser à l’extrême certaines logiques subjectives habituellement plus discrètes. Certains sujets rapportent en particulier le sentiment de percevoir ou d’obtenir des informations selon des formes de perceptions rassemblées sous le terme générique de cognition anomale. Celle-ci pourrait nous inviter, ne serait-ce que sur le pan théorique et avec toute la prudence qui s’impose, à penser d’une manière originale les liens existant entre le temps, l’espace et la conscience. Nous proposerons dans cette perspective une ébauche de modèle étayé sur plusieurs postulats dans le but de mieux comprendre et de rendre intelligible ce que donne à voir la clinique des expériences exceptionnelles en ce domaine.


5 avril, 16:00 – 18:00, salle L. Valentin, 454A

  • Morgiane Bridou (Université Paris 8)
    Les déterminants et répercussions psychologiques de la fibromyalgie.
    D’étiologie encore inconnue, le syndrome fibromyalgique provoque des douleurs chroniques diffuses, une fatigue importante, des troubles du sommeil ainsi que divers symptômes fonctionnels ayant des répercussions notables sur le quotidien, le vécu et la qualité de vie des personnes concernées comme de leur entourage. L’objectif de cette intervention est de présenter l’état des connaissances actuelles sur les facteurs psychologiques liés au syndrome fibromyalgique : traits de personnalité, facteurs perceptivo-cognitifs, représentationnels, relationnels, émotionnels et comportementaux.


24 mai, 16h-18h, salle Valentin 454A

  • Arnaud Plagnol, Université Paris 8 (LPN) et IHPST.
    Représentation et bases psychiques du cerveau.
    En se fondant sur la théorie logique de la représentation, nous aborderons les relations de représentation mutuelle entre un univers mental et l’entité cérébrale associée. La construction d’un univers mental sera esquissée dans ce cadre, permettant d’aborder notamment les bases de la navigation modale (ou « navigation dans les mondes possibles »). Une telle construction fera ressortir les limites principielles de la représentation d’un univers mental par une entité cérébrale, alors que réciproquement une entité cérébrale est trivialement représentable dans un univers de type mental.


14 juin, 16h-18h salle Rothko 412B

  • Hadi Zerrouk (chercheur indépendant)
    Introduction à la Phénoménologie de l’esprit d’Edmund Husserl. Dynamique de l’apriori-corrélationnel comme mode explicatif de l’apparaitre.




* Université Paris Diderot, bâtiment Condorcet, 4 rue Elsa Morante, 75013 Paris

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Metro : lignes 14 and RER C, arrêt : Bibliothèque François Mitterrand ou ligne 6, arrêt : Quai de la gare. Bus : 62 and 89 (arrêt : Bibliothèque rue Mann), 325 (arrêt : Watt), 64 (arrêt : Tolbiac-Bibliothèque François Mitterrand)