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Accueil > Séminaires en cours > Approches historiques, philosophiques et anthropologiques des nombres, de la mesure et de la mesurabilité

Axe Interdisciplinarité en Histoire et Philosophie des Sciences

Approches historiques, philosophiques et anthropologiques des nombres, de la mesure et de la mesurabilité


Le Laboratoire SPHERE a ouvert une thématique interdisciplinaire « Approches historiques, philosophiques et anthropologiques des nombres, de la mesure et de la mesurabilité » (voir http://www.sphere.univ-paris-diderot.fr/spip.php?article2019&lang=fr). Un nouveau séminaire est dédié à cette thématique.



Organisation : N. de Courtenay (Univ. Paris Diderot, SPHERE), Christine Proust (CNRS, SPHERE)

Archives : 2017-2018


PROGRAMME 2018-2019 : Université Paris Diderot, bâtiment Condorcet, 4, rue Elsa Morante, 75013 - Paris (plan).


Date Thème Organisation
09/11 Rule of three’ with numbers and measures,
and its transformations in the history of mathematics in China
Shuyuan PAN
29/11 Approche conceptuelle du processus de mesure Pierre Uzan
14/12 Epistémologie de la mesure dans les sciences sociales empiriques N. de Courtenay
11/01/2019 Echelles en sciences sociales E. Lejeune
06/02 Nombres, grandeurs et quantités K. Chemla
22/03 Approximations : entre physique et calcul mécanique, le cas de Douglas R. Hartree (1897-1958) Marie-José Durand-Richard
/03 Objectivité de la mesure en économie N. de Courtenay
17/05 Constantes fondamentales et quantités Patrice Delon
14/06 Opérations sur les unités de mesure Charlotte de Varent


Vendredi 9 novembre 2018, 14:00-16:00, salle Kandinsky, 631B

  • Shuyuan PAN (Institute for the History of Natural Sciences, Chinese Academy of Sciences et chercheur invité à SPHERE)
    Rule of three’ with numbers and measures and its transformations in the history of mathematics in China


Jeudi 29 Novembre 2018, 14:30-18, salle Valentin, 454A
: : Approche conceptuelle du processus de mesure
Séance coordonnée par Pierre Uzan (SPHERE)

  • Jean-François Lambert (Univ. Paris-St Denis, IPC)
    Une mesure peut en cacher une autre. Pratique et signification de la mesure en psychologie..
    On peut définir la mesure comme l’établissement d’une correspondance entre un ensemble d’objets sur lesquels on a défini un certain nombre de relations empiriques, et une structure mathématique qui permette de représenter ces relations. Il convient de s’interroger sur les conditions d’établissement d’une telle correspondance lorsque les « objets » visés sont des états subjectifs accessibles seulement par le sujet qui les éprouve. Il s’agira ici principalement de questionner la nature du rapport entre ce sur quoi porte effectivement la mesure en psychologie et ce que l’on prétend vouloir mesurer. On ne mesure jamais directement un état mental. Une mesure comportementale est seulement le « reflet » d’un processus interne : le temps de réaction constitue un indice pertinent de l’attention bien que l’attitude attentionnelle ne s’identifie pas à la mesure de ce paramètre (de même que le vécu émotionnel ne s’identifie pas à la RED ou la charge cognitive à l’amplitude du potentiel P300). Nous ne pouvons connaître « scientifiquement » que des comportements, en particulier des comportements verbaux, auxquels le langage lui-même - et a fortiori la pensée - ne sauraient être réduits. La mesure ne porte donc jamais directement sur la « fonction » en tant que telle mais sur un ou plusieurs de ses « symptômes ». C’est pourquoi il convient de ne pas réduire la fonction à la performance ou au comportement mesuré. Comme sur un passage à niveau « un train peut en cacher un autre », une mesure en cache souvent (toujours ?) une autre (et pas seulement en psychologie).
  • Jean-Pierre Llored (SPHERE & Université de Cambridge & Linacre College, Oxford)
    La métrologie chimique : conditions de possibilité et effectuation.
    À partir d’un exemple, celui de la détermination de la quantité de xénobiotiques dans un échantillon d’eau après traitement par photolyse, nous établirons à quelles conditions un ensemble de mesures peut avoir un sens en métrologie de la chimie et ce qu’il permet d’inférer dans le cadre normatif (ISO, REACH, etc.) de contrôle qualité qui lui est corrélatif. Cette étude nous permettra d’interroger la signification et le statut épistémologique de la clause ceteris paribus dans ce domaine d’activité scientifique et technique.
  • Pierre Uzan (SPHERE)
    Qu’est-ce que mesurer ?
    Plus que la simple assignation d’une structure numérique à des propriétés d’objets, la mesure est une suite d’opérations effectuées dans un contexte expérimental donné et dont la signification est relative à un paradigme scientifique, socio-culturel et métaphysique particulier.


Vendredi 14 décembre 2018, 9:00-12:00, salle Kandinsky, 631B

: : L’épistémologie de la mesure dans les sciences sociales empiriques

Séance coordonnée par N. de Courtenay (HPS, Univ. Paris Diderot & SPHERE)

  • 9:00 Introduction
  • 9:15 – 10:30 Matthias Michel (Université de Paris IV)
    Peut-on mesurer les sensations ?
  • 10:30 – 10:45 pause
  • 11:45 – 12:00 Alain Leplège (Université Paris Diderot & SPHERE)
    Invariance et modèles probabilistes de mesure dans les sciences sociales

Textes discutés : A et B

    • A. Leplège (2003). Invariance et modèles de mesure dans les sciences sociales. Introduction à l’œuvre de Georg Rasch, Social Science Information, 42 (4), 535-555.
    • A. Leplège (2017). Contemporary perspectives on the epistemology of measurement in the social sciences. In F. Guillemin, A. Leplège, S. Briançon, E. Spitz, J. Coste (eds), Perceived Health and Adaptation in Chronic Disease, CRC Press, pp 87-89.


Vendredi 11 janvier 2019, 9:30-17:30, salle Kandinsky, 631B
: : Echelles en sciences sociales
Séance coordonnée par E. Lejeune (Univ. Paris Diderot, SPHERE)

  • Olivier Martin (Université Paris V Descartes / CERLIS)
    Échelles, mesures, théories des données : retour sur quelques pratiques et débats sur la mesure en sciences humaines durant la première moitié du XXe siècle
    Depuis les tentatives de mesure de l’intelligence d’Alfred Binet (1905) jusqu’aux travaux sur la théorie des données de Clyde Coombs (1964), quelles ont été les réponses à la question de la mesure des traits psychologiques ou socio-psychologiques ? La notion d’échelle va progressivement devenir centrale dans ces pratiques de quantification et dans les réflexions associées. Nous nous intéresserons à la diversité des conceptions et des usages de cette notion d’échelle, aux déplacements qu’elle opère par rapport à la notion de mesure, ainsi qu’aux enjeux liés au développement des pratiques d’échelonnement.
  • Nicolas Verdier (EHESS / E.H.GO)
    Quelques réflexions sur l’échelle en géographie : de l’objet identitaire au concept
  • Edgar Lejeune (Universite Paris VII Diderot / SPHERE - LATTICE)
    Monographies et synthèses, un conflit d’échelles ? Un renouvellement historiographique fondé sur la critique d’une hiérarchisation des échelles d’observation en histoire (1970-1990)
    Dans les années 70, en France, certains médiévistes se rebiffent contre la notion de synthèse historique défendue par Henri-Irénée Marrou dans son manuel devenu classique De la connaissance historique, publié en 1954. Ce rejet d’une certaine manière de faire de l’histoire recoupe deux types de revendication. D’une part, la remise en cause d’un modèle d’organisation de la recherche historique en France, dans laquelle les jeunes doivent passer par l’écriture de monographies et les recherches aux archives départementales pour étayer les synthèses et manuels des historiens plus chevronnés, et, d’autre part, des critiques épistémologiques sur la conceptualisation de l’opération de synthèse historique, décrite par Marrou comme devant se faire par "niveaux", du canton à l’Europe, du local au global.
    Ces divergences qui s’affirment, à travers la voix d’historiens comme Jean-Philippe Genet ou Alain Guerreau par exemple, posent fortement de nombreuses questions sur les échelles d’observation en histoire, comme terrain de débats non seulement épistémologiques mais tenant aussi à l’organisation de la recherche. A travers quelques exemples de controverse, j’essaierais de dégager des pistes permettant de mieux comprendre ce qui se joue derrière cette critique de ce que certains appellent alors les historiens départementalistes.


Mercredi 6 février, 9:30-17:30, salle Kandinsky, 631B
: : Nombres, grandeurs et quantités
Séance coordonnée par Karine Chemla

  • Karine Chemla (CNRS, CHSA–SPHERE)
    Sur l’interprétation de quelques termes techniques désignant nombres et quantités dans des textes mathématiques chinois anciens
    Je proposerai, à la discussion, des traductions de textes chinois mathématiques anciens afin de débattre de la manière dont il convient de traduire des termes qu’on rend le plus souvent par "nombre" ou "quantité". Je donnerai des documents éclairant comment les acteurs comprenaient ces notions et exposerai les difficultés que me posent des traductions héritées de conceptions de l’Antiquité grecque
  • Agathe Keller (CNRS, CHSA–SPHERE)
    Sur l’interprétation de textes sanskrits impliquant des termes pour nombres, quantités et mesure
    L’exposé partira de textes mathématiques sanskrits où la question de comment traduire des termes signifiant « nombre », « quantité » ou « mesure » se pose, espérant ainsi ouvrir (ou continuer) la discussion avec les autres membres du séminaire.


Vendredi 22 mars, 14:00-17:30, salle Kandinsky, 631B
: : Approximations : entre physique et calcul mécanique, le cas de Douglas R. Hartree (1897-1958)

Séance coordonnée par Marie-José Durand-Richard (SPHERE)

Cette séance se propose d’étudier la question des approximations, telle qu’elle se pose lors de l’utilisation des machines mathématiques. Elle se concentrera sur le travail de Douglas R. Hartree (1897-1958), physicien et mathématicien à Manchester, puis à Cambridge, spécialiste de physique atomique, dont les travaux sur les fonctions d’onde posent la question de la représentation et de la mesure des phénomènes en physique.

  • Jean-Philippe Martinez (Universidade Federal da Bahia et CNPq, & SPHERE)
    L’approximation dans le calcul des fonctions d’onde
    Hartree considère comme sa mission de trouver la « meilleure » fonction d’onde dans le problème à plusieurs corps. « Meilleure » doit ici être compris dans le sens du compromis entre « faisabilité et précision » qu’il cherche à atteindre et qui est mis en avant par Park dans ses considérations sur les impératifs computationnels en chimie quantique [Park 2009].
    L’accent sera mis sur les divergences entre les résultats expérimentaux de la mesure et les calculs issus de sa méthode d’approximation (méthode de Hartree-Fock) pour développer son programme de recherche.
  • Marie-José Durand-Richard (Université Paris 8 & SPHERE)
    L’approximation des calculs sur l’analyseur différentiel
    Hartree a fait construire deux analyseurs différentiels , l’un à Manchester n 1935 , l’autre à Cambridge en 1939, sur les plans de celui de Vannevar Bush aux Etats-Unis. Cette machine était destinée à fournir des solutions numériques approches d’équations différentielles. L’idée initiale de Hartree était de l’utiliser pour calculer ses fonctions d’onde. Son travail pose donc la question des relations entre l’approximation des mesures et l’approximation des calculs réalisés sur cette machine.


Avril (date et lieu à fixer)
: : Objectivité de la mesure en économie
Séance coordonnée par Nadine de Courtenay (HPS, UNIV. Paris Diderot & SPHERE)
Programme à venir



Vendredi 17 mai, 9:30-17:30, salle Kandinsky, 631B
: : Constantes fondamentales et quantités
Séance coordonnée par Patrice Delon (Univ. Paris Diderot, SPHERE)
Programme à venir



Vendredi 14 juin, 9:30-17:30, salle Kandinsky, 631B
: : Opérations sur les unités de mesure
Séance coordonnée par Charlotte de Varent (Univ. Paris Diderot, SPHERE & LDAR)

  • Daniel Mitchell (Institute for Theoretical Particle Physics and Cosmology, Aachen University)
  • Thomas Morel (laboratoire de Mathématiques de LENS (LML) / ESPE Lille Nord de France, Université d’Artois)

Programme détaillé à venir




Accès : Métro ligne 14 / RER C / Station : Bibliothèque François Mitterrand

Métro ligne 6 / Station : Quai de la Gare

Bus 64 / Arrêt : Tolbiac-Bibliothèque François Mitterrand
Bus 62 & 89 / Arrêt : Avenue de France or Bibliothèque François Mitterrand (terminus)
Bus 325 / Arrêt : Watt
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